Lundi 8 décembre 2008
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Le Kindle et autres readers vont peut
être quitter leur role purement personnel/individuel pour permettre des usages auquels on n'aurait pas pensé en premier lieu.
Pour example, ce que propose l'hotel Algonquin sur la 44th, qui met a disposition de ses clients des kindles.
Qui ne s'est jamais retrouvé à l'autre bout du monde avec plus rien d'autre à lire que la bible que les hotels mettent sur la table de chevet.
Ici pas de bible, mais des ouvrages déja chargés sachant que la direction propose d'ajouter des ouvrages à la demande de sa clientèle.
Cette initiative ouvre la voie à des initiatives diverses, comme par example des readers à disposition dans les bibliothèques pour lire les ouvrages en rayon, des tours operators louant des
readers avec des guides touristiques pré chargés...
Lundi 1 décembre 2008
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17:32
Les fabricants rivalisent d'idées pour
transformer tous les supports en eBook Reader. Après le notebook, le smartphone et les PDAs, c'est au tour des consoles de jeux de s'y mettre. Nintendo nous présente sa console
"transgénérationelle", la DS, en version "liseuse".
Le constructeur japonais, en association avec Harper Collins, propose pour environ 20£ de pouvoir lire 100 classiques de la literatture sur DS (100 Classic Book Collection).
Il faudra attendre les retours des lecteurs pour savoir si la lecture est agréable ou pas.
Néanmoins, le lecteur DS permettra d'imiter la lecture papier en flippant les pages de droite à gauche avec l'ecran tactile et le stylet.
Il y aura aussi plus classiquement la possibilité de poser des signets, un marque page, de rechercher des mots etc..
Le lancement est prévu pour le 26/12.
Lundi 10 novembre 2008
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J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le billet de Seth Godin (auteur américain renommé d'ouvrages de marketing) sur l'industrie des eBooks (
ici).
Je vous laisse le loisir d'aller lire l'article entier, néanmoins, il y développe des idées très intéressantes:
- Il fait un parallèle entre téléchargement de musique et d'eBooks
- il redéfinit le rôle de l'éditeur
Pour Godin l'éditeur n'est pas un vendeur de livres en papier, l'éditeur est là pour permettre à ses auteurs de véhiculer leurs idées (papier, eBook, etc... qu'importe).
Le marché n'a que faire de savoir si l'industrie du livre va survivre ou pas. L'éditeur étant le véhicule permettant d'exprimer la pensée de l'auteur, si l'industrie du livre meurt, l'auteur
continuera à diffuser ses idées par un autre canal.
Il développe enfin l'idée que les expériences Napster et iTunes ont montré que certes on vendait peut être moins de CDs mais qu'on n'avait jamais autant consommé de musique qu'aujourd'hui.
Le point n'est donc pas de se dire "je fais payer mon eBook 15€ car en le vendant je ne vendrai pas un ouvrage papier" mais plus "si je le vends 2€ ne vais je pas toucher une audience dix ou vingt
fois plus grande"?
Personnellement je partage tout à fait cette idée, mais je ne suis pas un éditeur....
Jeudi 30 octobre 2008
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"Lorsque tous les DRM auront été supprimés, nous observerons une vraie croissance sur le marché"
Qui est l'affreux alter mondialiste auteur de cette saillie? C'est Christope Cuvillier le PDG de la FNAC, mardi matin lors d'une conférence de presse sur la nouvelle mouture du site Fnac.com.
Il parle de la musique et malheureusement pas des eBooks, mais si son commentaire s'étend jusqu'à la littérature, il sera intéressant de regarder la réponse des éditeurs sur le sujet.
"Nous militons et réclamons également depuis quatre ans auprès des grandes maisons de disque l’abandon des DRM qui sont un frein à la musique légale plutôt qu’un frein au piratage" a t il
aussi ajouté. Vu la grogne des utilisateurs d'eReaders, il faut espérer qu'il sera entendu pour les eBooks.
Mercredi 29 octobre 2008
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Après avoir lu quelques billets sur la présentation et le design
* des eBooks, on s'aperçoit que deux logiques différentes coexistent:
- + le lecteur "averti" (ou l'auteur) de l'ouvrage qui va vouloir avoir quelque chose de beau, bien présenté ayant reçu un soin identique au PDF imprimeur pour la présentation
- + l'éditeur qui certes ne souhaite pas mettre en ligne un ouvrage mal mis en page, mais est d'accord sur des compromis afin de mettre en vente le plus grand nombre d'ouvrages possible au
moindre cout
Du point de vue du producteur de l'ebook (qui, il faut le rappeler et très rarement l'éditeur mais plutôt un sous traitant), les coûts de production d'un ouvrage tel que le souhaiterait le
lecteur "averti" comparés à ceux de l'ouvrage que va faire réaliser l'éditeur peuvent aller du simple au quadruple si la source de la conversion en eBook est un PDF, voir dix, vingt, trente fois
plus si la source est un XML.
Contrairement à ce que l'on peut lire ça et la, très peu d'éditeurs sont réellement XML first, le résultat est qu'ils ont en stock peu de XML et beaucoup de PDFs. Par conséquent les campagnes de
conversion de catalogues sont très chères (de plusieurs dizaines de milliers d'euros à plusieurs centaines de milliers d'euros suivant la complexité des ouvrages pour un catalogue de 1000
ouvrages).
D'ou la recherche de compromis car ils ne sont pas sur du retour sur investissements pour l'instant.
Le modèle économique actuel est difficile à cerner, même pour les éditeurs.
En effet comment va évoluer la consommation du livre? L'acheteur va t il acheter un eBook à la place d'un livre papier ou la vente d'eBook va venir s'ajouter à la vente papier.
Dans le premier cas peu de chance de voir le prix de l'eBook baisser (la production en elle même de l'ouvrage est marginale comparée aux autres coûts de l'éditeur (pub, marketing, droits etc..)),
dans le second cas c'est plus envisageable, le bénéfice de l'eBook étant un bonus à la vente papier.
De la réponse à cette question découlera toutes les autres.
Si la réponse est un eBook à la place d'un livre papier, alors le prix ne baissera pas mais les chaînes de production des éditeurs vont se tourner vers du XML first orientés eBooks. Le résultat de
l'eBook sera alors proche en qualité de ce que l'on peut voir dans l'edition papier.
Si la réponse est que l'eBook vient en complément du papier, alors vouloir comparer eBook et version papier risque de devenir illusoire car dans ce cas l'editeur aura les moyens de développer un
contenu réellement "électronique" avec du referencement croisé à travers le net, du multimedia, des technos de mashup etc..
La conclusion est que de toutes les manières le rendu des eBooks devra changer dans les mois qui viennent. En revanche les billets rageurs tels que ceux de François Bon risquent de perdurer encore
quelques temps car les éditeurs s'ils ne veulent pas rater le coche doivent absolument convertir en masse au prix de compromis stylistiques afin de créer un fond.
La solution viendra peut être, comme on commence à l'entendre, de la possibilité pour l'éditeur de faire reprendre les titres à forte ventes pour réaliser un upgrade de la mise en forme après la
conversion. A suivre...
*(sur
TeXtes, "Pistes numériques : est-ce que le design a de l’importance dans la
distribution numérique ?" (billet d’Andrew Brenneman dans Book Business), ou le billet d'humeur de François Bon sur
tierslivre.net)
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